Les équipes responsabilisées ou semi-autonomes
Par
 Louise Charette, c.r.i.
 
 L'inFormateur vol. 4 no. 1, printemps 1999.
 

 Lorsqu’une organisation cherche à effectuer un changement de cap aussi important que l’implantation d’équipes responsabilisées, les agents de changement doivent planifier l’intervention sur plusieurs mois. Une fois le changement installé, il faut aussi prévoir des interventions ponctuelles afin de mener à terme la maturité des équipes et d’assurer le maintien de ce qui est acquis.

Certaines conditions sont préalables à l'efficacité de la démarche :

  1. Les équipes doivent être composées de personnes qui ont à travailler ensemble, c’est à dire qui ont des affinités entre leurs fonctions.
  2. Il doit y avoir un nombre restreint d'individus.
  3. Il faut être capable de définir très clairement qui fait partie de l'équipe;
  4. Une stabilité dans la composition de l'équipe est nécessaire (très peu de mouvements de main d'œuvre pour la période d’implantation et la période de maturation qui suit).
  5. Un comité restreint d'implantation pouvant être représenté par :
  6. Définir avec les équipes les champs de responsabilités ce qui servira à l’équipe à délimiter son territoire et bien connaître ses champs d’action. Par exemple, cela peut être la santé et sécurité, la gestion du budget d’opération, la gestion de la performance, la gestion des opérations, la formation et le développement.
Les principes généraux quant au mode de fonctionnement :
  1. Les responsabilités incombent aux équipes et non aux individus
  2. Il doit y avoir un responsable par champ qui en assure le suivi
  3. Pour favoriser le transfert des connaissances, chacune des équipes met en place un système de rotation des responsables
  4. Les équipes mettent en application les «points communs» :
Étapes d’implantation des équipes responsables